Denys Brunel s’engage auprès des femmes

Malgré une législation renforcée et la multiplication des campagnes de prévention, les violences subies par les femmes restent un fléau en France, s’indigne Denys Brunel.

Denys Brunel dresse un constat alarmant

Il existe trois types de violences faites aux femmes : les violences conjugales, les viols ou agressions sexuelles, les mutilations sexuelles.

Les Violences conjugales

Selon Denys Brunel, quelle soit verbale, psychologique, physique, sexuelle ou économique, la violence de couple revêt des formes multiples qui souvent s’entremêlent.

Chaque année, ce ne sont pas moins de 216 000 femmes âgées de 18 à 75 ans qui sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur partenaire (ancien ou actuel), s’alarme Denys Brunel. Il s’agit d’une estimation minimale. Ce chiffre alarmant ne prend pas en compte les violences subies par les personnes vivant en collectivités (foyers, centres d’hébergement, prisons…) ou sans domicile fixe et ne couvre pas l’ensemble des violences au sein du couple (violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives)*.
En 2014, 134 femmes ont été tués par leur compagnon ou ex-compagnon*.

Les viols, tentatives de viols et autres agressions sexuelles

Chaque année, on estime que 84 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de viols ou de tentatives de viol, dénonce Denys Brunel. Il s’agit là encore d’une estimation minimale. Contrairement aux idées reçues, 90% des agressions sexuelles sont perpétrées par un membre de l’entourage de la victime.

Les mutilations sexuelles

La France comptait en 2004, environ 53 000 femmes adultes qui auraient subi des mutilations sexuelles (hypothèse moyenne). Denys Brunel tient à préciser que neuf victimes sur dix ont été excisées avant l’âge de 10 ans.

Le faible taux de dépôts de plainte généralise l’impunité

La violence conjugale bénéficie du secret du privé, ce qui permet aux auteurs d’asseoir leur contrôle dans l’impunité. Elle constitue la forme la plus fréquente de violence envers les femmes.
 Seules 14% des victimes déclarent avoir déposé une plainte suite à ces violences.
Les viols et tentatives de viols subissent la même impunité.
 Seules 10 % des victimes portent plainte (plaintes maintenues ou retirées).

Les propositions de Denys Brunel

La lutte contre les violences faites aux femmes, doit être un priorité à l’Assemblée nationale.
Selon Denys Brunel, des mesures d’urgences peuvent être mis en place rapidement :

  • Imposer aux bailleurs sociaux et aux communes de réserver, sur le quota du Préfet dans les nouvelles constructions, des logements pour les femmes victimes de conjoints violents, avec leurs enfants.
  • Renforcer dans les hôpitaux les moyens humains, les services dédiés à la constatation médicale des violences intra familiales. Aujourd’hui ces services sont débordés, les délais très longs et constituent des freins. Il est par ailleurs important que leur accès soit discret car les femmes ont souvent honte ou peur de raconter leur calvaire.
  • Proposer une formation spécifique aux agents des forces de l’ordre, aux personnels médicaux et aux assistantes sociales, pour la détection des situations de violences conjugales et les réponses à y apporter.

Enfin, Denys Brunel propose de développer les centres d’accueil pour les femmes victimes de violence

La maison augmentée selon Denys Brunel

L’immobilier portera bientôt mal son nom, nous annonce Denys Brunel.
Guidée par la quête de gains de productivité, l’innovation technologique met en mouvement les bâtiments, loin de l’image « immobile » attachée au secteur. Le domicile, d’un lieu de repos et de loisir retrouve ainsi ses fonctions de production.

Pour Denys Brunel la maison devient un bureau

Avec le télétravail, la maison devient un bureau (17 % des Français en usent une fois par semaine1). Avec la télémédecine, la chambre à coucher est transfigurée en chambre d’hôpital pour quelques jours ou quelques mois (« l’hôpital n’aura plus ces tas de chambres » déclare Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris2). Avec les MOOC (enseignement sur internet) et les cours en ligne, le salon mute en salle de cours, demain en école, selon Denys Brunel.

Avec les énergies renouvelables, le toit et le jardin intègrent une modeste centrale électrique. Avec l’économie du partage, la cuisine se mue en restaurant et la chambre d’ami en chambre d’hôtel. Avec la future imprimante 3D, le garage devient une usine. Pour Denys Brunel, la vague technologique en cours permet de localiser à domicile un grand nombre d’activités économiques. D’un simple lieu de repos, le domicile devient un lieu de production d’énergie, de services, de biens, de santé et d’éducation.